Un besoin qui justifie les moyens?

Une rencontre fortuite!

Un hasard, diront certains. À moins que nous fussions destinés à nous rencontrer ? Toujours est-il, que d’un heureux dialogue entamé durant les fêtes de décembre passé, est née une collaboration et une activité pour les proches aidants et les personnes atteintes, entre la Société Alzheimer du Centre-du-Québec, point de service de Victoriaville, la FADOQ Centre-du-Québec et Histoire de penser.

Thérèse Houle
Thérèse Houle, Conseillère aux proches aidants

« Depuis un bon moment, j’entendais bien qu’il y avait un besoin pour lequel je n’avais pas d’offre ou de solutions. Une demande de la part des gens que je rencontrais à mon bureau ou que j’avais au bout du fil, qui recherchaient une activité de groupe où les échanges permettent de construire ensemble selon différents points de vue et pour différentes raisons. Non pas celui où la maladie occupe nécessairement les échanges, mais des discussions sur différentes thématiques qui les concernent et pour lesquels ils pourraient avoir du plaisir à échanger leurs idées. »

– Thérèse Houle

C’est ici que la magie opère! C’est en grande partie ce que la communauté de recherche philosophique (CRP) offre. Échanger, aller au-delà de l’opinion sur des sujets qui sont au cœur de nos vies. Le moyen, la façon proposée, le processus qui est en jeu dans la CRP allait rencontrer la multiplicité des points de vue des participants et les mettre au défi de penser par eux-mêmes et ensemble. Penser à des hypothèses plausibles, des solutions, des conséquences à ce qu’ils avancent lors de la recherche en commun. Penser à des exemples, à l’occasion pêchés dans leur récit de vie et des contre-exemples tout de suite évoqués entre eux, les expériences sont vastes et riches ici.

Communauté de recherche philosophique
Atelier de discussion, communauté de recherche philosophique, à Victoriaville.

Les participants n’ont pas toujours été d’accord entre eux et j’oserais dire que c’est tant mieux. Ce qui ne les a pas empêchés de porter un respect envers les personnes qui ont proposé des idées inconvenantes de leur point de vue. À certaines occasions, des participants se sont vus changer d’idée, d’opinion, émus d’être témoins de ce qui leur arrivait au sein de cette activité par laquelle ils avaient du plaisir à réfléchir ensemble!

En tant qu’animatrice j’ai savouré chaque instant en compagnie des groupes que j’ai accompagnés. Les participants m’ont fait remarqué qu’il y a dans cette pratique, un effet « moment présent ». Les sujets abordés sont tellement intéressants et les participants qui collaborent à faire avancer la recherche vers des réponses possibles sont ancrées dans ce processus et parce qu’ils prennent soin de réfléchir, prennent soin des mots qu’ils vont utiliser, prennent soin de ce qui est proposé, sans préjugé, en essayant de comprendre l’autre. Ils ont remis de l’avant, cette idée, cette manière de vivre l’activité comme une méditation sur le sujet qui nous aide à vire mieux, ensemble. Dans un contexte de maladie dégénérative, possible que bien des questions, qui ne s’étaient jamais présentées auparavant, surviennent. Et c’est ici, par la communauté de recherche qu’un espace s’est créé, lieu pour ces questions partagées, ces problèmes communs parfois.

Une douzaine de séances ont eu lieu depuis janvier, de façon hebdomadaire, un groupe d’une vingtaine de personnes liées d’une manière ou d’une autre à la Société Alzheimer ont participé à des échanges constructifs à propos de sujets qu’ils ont choisis ensemble d’aborder. Parfois des questions portant sur les valeurs, les droits, l’amitié, le pardon, le progrès, l’identité, la vérité…

Renforcement de liens humains et cognitifs!

Non seulement il y a eu échange d’idées, mais des rencontres qui ont mené vers des amitiés, de la confiance en soi, de la confiance envers les autres membres du groupe.

L’activité de la communauté de recherche rencontre deux éléments de prévention et de maintien important pour notre cerveau. Les études montrent qu’en faisant fonctionner notre cerveau régulièrement, nous pouvons réduire le risque de développer la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée. Le maintien des liens sociaux est aussi un aspect important de prévention et de maintien, cela aide à garder le cerveau en forme. L’interaction sociale semble avoir un effet protecteur contre les troubles cognitifs.

À la lumière du bilan de nos rencontres, les partages et réflexions entourant cette activité ont permis une expérience positive pour tous les participants, et ce, de manière individuelle et collective aussi.

Les activités reprendront à l’automne 2018 et si vous souhaitez vous joindre à cette activité qui est offerte gratuitement, vous êtes invité à communiquer avec nous!

Bilan

Bilan des groupes de Victoriaville
Le bilan de l’expérience de la CRP en acrostiche!

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