La recherche… de nouveaux défis

La longue saison hivernale aura permis des rencontres chaleureuses lors d’une expérience peu commune mais non moins concluante, celle de devenir animateurs de communautés de recherche pour Marie-Hélène et Gilles. Ils ont pris le temps, ensemble, de mettre en mots ce qui s’est présenté à eux durant les 12 semaines d’animation auxquelles ils ont participé, tour à tour ou en tandem à l’occasion. Histoire de penser ensemble, les voici!

Gilles et Marie-Hélène
Gilles et Marie-Hélène

Marie-Hélène et Gilles: « Dans les quelques lignes qui suivent, nous tenterons d’exposer un résumé des sessions de CRP auxquelles nous avons eu l’occasion, la chance et le plaisir de participer, ce que nous avons retiré et comment ce genre d’activité peut être bénéfique pour les 50 ans plus. Nous avons même développé un intérêt au point d’aspirer à en devenir animateurs.

Dès le début, nous avons eu le goût de poursuivre l’expérience et devenir animateurs. Apprendre à questionner et apprendre à utiliser les outils à notre disposition. Développer notre écoute, notre façon de penser et améliorer notre style de communication.

Nous avons donc successivement été participants, observateurs, co-animateurs et finalement animateurs accompagnés de Caroline à chacune des CRP. Nous continuons d’avoir le désir d’apprendre et d’approfondir nos connaissances. Notre but était d’animer et nous y sommes parvenus. Reste à améliorer notre façon d’animer pour accompagner les participants dans leur désir de recherche, un peu plus à chaque rencontre.

Des textes tirés des romans philosophiques tels que Lisa et Pixie de Matthew Lipman et Ann Margaret Sharp, aussi de courtes histoires, préparées par Caroline (notre mentor). Des plans de discussion et des exercices. Nous avons fait l’expérience d’utiliser des paroles de chansons (exploration des métaphores et analogies).

Au fur et à mesure que la CRP progresse, les participants développent graduellement la capacité d’intervenir et d’exprimer plus facilement leur opinion et sont de plus en plus détendus à l’idée d’échanger. Nous remarquons aussi que certains ne sont pas en mesure d’accepter l’opinion des autres et il arrive parfois que ces personnes quittent le groupe.

De la première à la dernière séance, nous avons remarqué que les participants impliqués deviennent de plus en plus à l’aise, puisque le processus fait en sorte qu’ils saisissent mieux les enjeux de la recherche en commun et structurent de mieux en mieux leurs questions, pour ainsi dire leur pensée. D’entrée de jeu, il est arrivé que les interventions soient très émotives (certains outils de la CRP sont plus difficiles à maîtriser par les participants (puisque les habitudes sont bien présentent, parfois bien ancrées), (exemples: reformuler, donner des exemples, des contre-exemples, évaluer des conséquences, etc.)) afin de faire avancer la recherche. Nous avons remarqué qu’un groupe de moins de 6 participants est plus difficile à animer qu’un groupe de 15 personnes. Ce dernier nous apparaît être idéal comme nombre de participants, pour la pluralité des points de vue qui nourrissent les discussions.

Il est difficile en tant qu’animateur de ne pas donner son impression, son opinion et de se limiter à questionner le plus possible et maîtriser les outils de la CRP. Être placé devant la réaction de certains participants, écouter, noter et aider à faire avancer la recherche, préparer et évaluer une CRP, c’est exigeant et pratiquer est essentiel pour s’améliorer.

Nous avons constaté une amélioration dans notre façon de suivre une discussion: meilleure écoute, retenir une question sans interrompre le tour de parole, respecter les opinions de chacun sans commenter inutilement, présenter des arguments plus précis, pour ou contre ou en nuance sur le sujet discuté, évaluer les hypothèses et les raisons avancées et questionner pour obtenir des éclaircissements des propos émis. De plus, la CRP nous a permis de faire la connaissance de personnes extrêmement sympathiques.

En terminant, nous remercions la FADOQ Centre-du-Québec d’avoir permis une initiative et activité aussi valorisante, enrichissante et nécessaire au maintien de l’activité mentale et cognitive chez les 50 ans et plus.

Merci à Caroline Mc Carthy qui s’est dévouée et nous a accompagnés sans compter les heures. »

Marie-Hélène Nadeau et Gilles Duval

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Je tiens à souligner une implication de leur part qui n’a pas compté les heures et qui a cherché à être juste dans leur rôle d’animateur. Félicitations pour votre pleine présence et persévérance et à la session prochaine, parce que oui, ils poursuivent l’aventure, pour notre plus grand plaisir.

Merci!

 

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